Lutte contre l’épidémie Ebola - la France mobilisée en première ligne

Au 18 septembre 2014, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) comptabilisait 5480 cas et 2670 décès liés au virus Ebola dans cinq pays d’Afrique de l’ouest (Libéria, Sierra Leone, Guinée, Nigéria, Sénégal), avec un taux de mortalité de l’ordre de 50%.

Au-delà de la tragédie humaine, cette épidémie est une menace directe sur les systèmes de santé des pays concernés, pour leurs économies et au-delà pour leur stabilité. Dès le début de la crise liée à l’épidémie Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest, la République française s’est donc fortement et immédiatement mobilisée.

Ce sont en effet des instituts de recherche français (Institut Pasteur, INSERM) qui ont confirmé cette épidémie le 21 mars dernier. Dès lors, plusieurs scientifiques de l’Institut Pasteur, ont offert leur assistance au plan d’aide international mis en œuvre en collaboration avec le ministère de la Santé guinéen.

Par ailleurs, la France s’est mobilisée financièrement pour soutenir la lutte contre la propagation du virus à hauteur de près de 35 M d’EUR d’aide bilatérale, chiffre qui est plus que doublé par ses contributions multilatérales, soit plus de 70 M EUR.

Cette aide se concentre sur le terrain, en Guinée notamment, suivant les recommandations des Nations-Unies :

- À l’épicentre de l’épidémie, en Guinée forestière, un centre de traitement Ebola va être ouvert sur décision du Président de la République française. Ce centre sera financé via une aide budgétaire de 5 M EUR et renforcé par la poursuite du programme de renforcement des services de santé locaux (financement AFD de 10 M EUR) ;

- Un centre d’expertise de l’Institut Pasteur (4 M EUR) va également être mis en place pour l’ensemble du pays et de la sous-région ;

- 25 spécialistes de l’établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS) se préparent à être envoyés sur le terrain, ainsi qu’un expert de haut niveau auprès du coordinateur national Ebola de la Guinée ;

Par ailleurs, la France s’est engagée pour la fourniture de plusieurs tonnes d’équipements médicaux et de protection individuelle et pour la fourniture d’une aide alimentaire exceptionnelle à travers le Programme alimentaire mondial (PAM).

La France soutient également les actions de prévention dans la région par le renforcement notamment des systèmes de santé dans les pays voisins (Côte d’Ivoire, Cameroun).

Les ONG françaises sont également très présentes sur le terrain et payent un lourd tribut de leur engagement Médecins Sans Frontières a été l’ONG qui, très tôt, a signalé l’ampleur et la gravité de cette épidémie. L’un de ses personnels, une infirmière volontaire française en charge des patients au Libéria vient d’être contaminée par le virus.

Enfin la France ne ménage pas ses efforts en mobilisant la communauté européenne et internationale afin de pouvoir au plus vite mutualiser les moyens nécessaires pour contingenter cette épidémie d’une ampleur aux conséquences dramatiques.

À sa demande, le 15 septembre 2014, la Commission européenne a exhorté les États membres de l’UE à rattraper le temps perdu dans la lutte contre Ebola, au cours d’une réunion qui a dégagé de nouvelles contributions et fait avancer un projet français de centralisation des évacuations sanitaires. Elle a appelé les États membres à chiffrer d’ici là leurs contributions, pour compléter l’enveloppe de quelque 150 M EUR déjà débloquée par Bruxelles.

La France offre aussi son appui à l’OMS et à l’ONU qui assurent la coordination des efforts de la communauté internationale. Mme Annick Girardin, secrétaire d’État chargée du développement et de la francophonie, s’est rendue sur le terrain en Guinée avec M. David Nabarro, coordonnateur des Nations Unies, pour réaffirmer la solidarité de la France auprès des autorités et des acteurs de terrain et du personnel soignant.

Dernière modification : 07/10/2014

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